Max Daumin

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D’où vient le poivre de Kampot ? Histoire & origine.

Articles par Max Daumin

D’où vient le poivre de Kampot ? Histoire & origine.

Un commencement au moyen-âge

Comme tous les poivres du monde, du genre piper nigrum, le poivre de Kampot nous provient originellement du Kerala en Inde. C’est dans les monts de Ghats occidentaux (ouest du Kerala) que l’origine botanique des poivriers se trouve.

Au 13ème siècle, il est importé par les Chinois en Asie du Sud Est qui bénéficie de conditions climatiques idéales et un terroir propice pour sa culture. Les premières cultures se firent au nord de l’île de Sumatra, puis celle-ci dériva sur les côtes Cambodgiennes.

Zhou Daguan, diplomate chinois, connu pour ses récits des coutumes du Cambodge et des complexes des temples d’Angkor en fit, pour la première fois, la description au XIIIème siècle. La culture du poivre était essentiellement une culture vivrière.

Un élan productif sous le protectorat Français

A la fin du XIXème siècle les français colonisèrent une partie de l’Asie du sud est pour en faire l’Indochine. Le Cambodge, lui, passera sous protectorat français le 11 aout 1863.

Les français établirent un système de production intensif pour la culture du poivre dans la région de Kampot. Ils donnèrent son nom « poivre de Kampot » et arrivèrent à produire plus de 8000 tonnes de poivre par année. En France principalement; ce poivre fit ses lettres de noblesse. A partir des années 20 il était déjà considéré pour la fine fleur du poivre. Une référence précieuse qu’il fallait avoir dans toutes les belles tables étoilées.

L’instabilité politique, la concurrence mondiale finirent par amoindrir sévèrement ce modèle. Dans les années 60, la production avait baissé de plus de la moitié (3000 tonnes / an)

Du déclin à la reconnaissance mondiale

Dans les années 1970, le régime des Khmers rouges considérait les grains de poivre comme un symbole du colonialisme. De plus ils considéraient que le poivre n’apporte rien ni au travailleur, ni à la nation. Seul le riz était vital. Ainsi ils forcèrent les agriculteurs à cultiver du riz à la place. Les plantations de poivriers furent ainsi arrachées

Ce n'est qu'à la fin des années 90, longtemps après la perte du pouvoir des Khmers rouges, que les agriculteurs locaux, dont beaucoup avaient des générations de culture du poivre dans leurs veines, sont revenus à leurs racines. À l'époque, les agriculteurs étaient appauvris, alors ils se sont tournés vers ce qu'ils connaissaient : les mêmes pratiques agricoles qui avaient cours dans leurs familles depuis des générations, et presque tous le faisaient sur de petites parcelles de terre.

A partir d'un pied de poivre, on peut en reproduire 3 autres par bouturage chaque année. Le temps de récréer des plantations fut particulièrement long. Il a fallu plus de 15 ans pour que la production de poivre de Kampot puisse faire vivre plusieurs familles.

C’est ainsi que dans les années 2000, une poignée de cultivateurs passionnés, décida de relancer la culture du poivre de Kampot. Soutenus notamment par le syndicat des producteurs du piment d’Espelette et une ONG locale, ces cultivateurs obtinrent en 2010 l’IGP (Indication géographique protégée). L’Europe en 2016 lui attribue de plus l’AOP (Appellation d’origine protégée). C’est une véritable reconnaissance pour ce précieux poivre.

Son terroir, ses conditions climatiques, le soin apporté par les producteurs font de ce poivre une des références mondiales.

L’Association pour la Promotion du Poivre de Kampot (KPPA) est chargée de veiller au respect du cahier des charges très strict encadrant la production et la commercialisation. L’authenticité du poivre de Kampot est de plus validée par l’apposition d’un logo. Celui-ci doit apparaitre obligatoirement sur votre contenant, certifiant son origine.


 

On trouve le poivre de Kampot sous différentes maturités et transformation : Poivre vert, poivre noir, poivre blanc, poivre jaune et poivre rouge. Chacun de ces stades apportent une force et expression aromatique différente.

Max Daumin

Epices Max Daumin

Or 2017-2018  Argent 2020 - 2021 Bronze 2019 | Trophée national de l’épicerie fine

Producteur artisan du Collège Culinaire de France 2021

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